verluisant

l'universaleté

 

                Un jeune homme débarque en France pour un séjour linguistique, il veut améliorer son niveau de français, il avait un problème de phonétique, il ne faisait pas la différence entre les voyelles « e » et « i », cela lui provoquait  beaucoup de lapsus, dernièrement, il a pris l'habitude de  s'asseoir dans un café-théâtre, l'écho d'une pensée s'est fait entendre dans l'oreille de notre étudiant, courrons-nous vers « l'universaleté » ? il était interpellée  par l'idée, il essayait de répondre à la question, il était timide d'ouvrir une passerelle pour parler à la table d'à côté, ce nouveau concept est suicidaire, employé d'énormes  forces pour réunir toutes le saletés de l'univers, quel gâchis !!!!!

                  Les humains  ont des concepts bizarres, égoïstes à l'extrême, ils ne divulguent que c'est qui est inutile mais la perle rare, elle est toujours protégée dans un coffre fort que personne ne connait le code ou bien, on la rase ou on le tue pour ne plus avoir de traces, alors c'est une « universaleté » de « première classe »,il se disa, furieusement, il quitte le café croyant que l'apocalypse séjourne à l'autre bout de la ruelle, n'a-t-il pas raison en fin de compte !!!                                                                                            

                                                                          brodeuse de mots     

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tôt l'errance

 

L'un dit commence !

Mare dit gras

Maire creux dit férié

Je dis bénédiction

Vent Dreux dit piété

Sam me dit grâcié

Dit manche, diaphane ?

Lasse mène, court  vers le moi

 Brodeuse de mots

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L'autre lumière

 

L'iris recèle les traits d'un visage

Lune blanche, lune rousse

Une lumière sombre éclaire le firmament

Les étoiles s'estompent pour retrouver la tranquillité

Les étoiles  filantes  se mettent au feu de la rampe

 Une nuit  singulière,

La lueur blanche les chatouille

Le parfum de la volupté se faufile

Il ne cherche pas l'immortalité

Laisser une trace profane

Se régénéra -t-elle ?

                                          Tisseuse de mots

                                                                        02H55 am

                                                              29 juillet 2007

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Cri de profondeur

 

L'encre bleue dessine ses lettres de noblesse

Une toile humide accueille sa plume

Ses lettres s'embrouillent

Bleu de la mer, bleu de l'encre

Où est la différence ?

L'empreinte est éternelle

L'acte est profane

La sagesse naît-elle d'une plume ?

Découle-t-elle d'une source ?

Est-elle prisonnière du passé ?

Le futur le renie-t-elle ?

L'encre bleue continue son périple

 

Trace profane

01h18 am

18 Juillet 2007

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Ombre Chinoise

 

Tout au fond d'une lumière

Une obscurité naît de nulle part

Etouffée par une chaleur  plutonienne

Errante le jour, bohémienne la nuit

Elle se consolide pour donner conseil

Aux âmes étourides, aux coins morbides

Voire même aux habitants des tombes

Sa stabilité est son errance

Est- elle fugitive ?

Se fait-elle l'ombre d'une ombre ?

Trace  profane

5h38 pm

15 Juillet 2007

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la note perçue

       La pluie jouait les premières notes de sa symphonie d'été, les gouttes embrassaient l'herbe affectueusement, tendrement. Le feuillage se donna librement à la musique dansant à ses rythmes, les pins accueillaient amoureusement  la grêle, elle fondait  sur eux avec virtuosité, croyant que c'était un geste raffiné, exquis, s'offrir aux pins, serait-ce l'apothéose de cette goutte d'eau solidifiée ?

Dans une confusion totale la pluie perd ses notes, elle tente toujours de reprendre la bonne note, peut-être dans quelques minutes, dans quelques mois voire quelques années ?

                                              Souffle errant

                                                   03h 16 pm

                                                       26 mai 2007        CHAMBRE 303

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La passagère

               Sobre, raffinée, exquise, une allure anodine pour certains, elle ensorcèle l'esprit, surtout son regard  subtil, une lame tranchante, la déchirure n'est pas apparente, elle  se consume, l'énigme se noue dans un cil, se dénoue dans un  autre. Elle  est la mémoire du futur, nippone dans l'âme, l'esprit  fugitif, inconsciente de son état....  telle est la vie....

                                            Trace Profane

                                                    20h42

                                                  23 mai 2007

 

 

 

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En ébullition

 

      Enfin, je reviens  à mon premier refuge, je ne me rappelle pas de lui inclusion ou réclusion dans la société ? Toujours cet état primitif de l'homme, l'instinct animalier s'éveille, « Il faut protéger ses territoires avec le meilleur moyen » ah ? Le meilleur moyen  n'est plus le combat, ni les ruses ni les bonnes manières.

  L'humain cet animal énigmatique, mystérieux, herméneutique, décryptée la matière grise ce n'est  pas une gageure, je me ferais un plaisir fou, inouïe à manipuler ces têtes intellectuelles avec tout leurs fantasmes, leurs échecs et  pourquoi  pas leurs ambitions ?

                Je  m'adresse à toutes les âmes maléfiques, je me livre à vous  pour un duel  solennel que je vais gagner d'avance, rendez-vous  au grand théâtre  qu'est la vie.

                                                                                                         Trace profane

                                                                                                                9 mai 2007

                                                                                                                  10h00 am

 

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Lumière d'un quidam

 

            Des nuages gris, l'air sentait l'éther, le soleil a pris un repos prolongé malgré ce jour printanier. Un quidam cherchait  son chemin, il passa près d'un fou, il marmonnait  quelques kyrielles de mots inaudibles, le quidam l'a bousculé par inadvertance ; il cria : « Ne marche pas sur les pétales des roses, elle est ta source de bonheur, ton guide ». Un sourire narquois  était la réplique  à cette créature humaine. Le quidam vivait à la romanichelle, il passa par un village, un passage bref certes, il a marqué les esprits de la population. Il a entretenu  un  jardin abandonné à l'entrée du  village, il devint le recueil de tout errant. Il  voulait reconstituer  le jardin de son enfance à travers le jardin de la communauté. Les un le surnomme l'artiste, les autres tout simplement le fleuriste, il est mutiste, le silence est sa langue préférée, son temps était un puzzle, orné de fleurs, quelques feuilles volantes et un hamac pour la ballade nocturne, il parcourt les venelles de la voute azurée, il esquive vers son monde secret, il rejoint  sa confidente, il lui cherche toujours  un prénom envoûtant, de jour en jour sa fascination augmente ; il est  polyglotte, il a lu des livres en latin, en grec, en allemand, en anglais, en  espagnol, quelques livres sont traduits du japonais, ses premiers contacts avec l'arabe étaient tendus, la seule qui n'osait pas l'aborder, il était phobique dans un passé récent, il entretenait une relation triviale avec elle.

La rosée  câlinait les  roses, le  vent  flirtait avec les gouttelettes  hydratant les fleurs printanières, ce matin, il se prenait pour Casanova, il voulait déguster  les lèvres de chacune, ils les caressaient avec délicatesse, la rosée était jalouse, elle voulait être cajolée, elle s'aventura   sur les lèvres  du quidam, déshydratés d'amour. Cette touche gracieuse, lui inspira un mot en arabe d'un  livre qui a lu portant sur les acceptions de différentes fleurs, un mot unique l'a ensorcelé « SOULAF »qui  signifie la première cueillette des fleurs. Le quidam a baptisé son étoile Soulaf. Le quidam altruiste dans l'âme, le matin, il est toujours l'anonyme, le bohémien du village, le soir, il est sous les feux de la rampe de sa Soulaf, dans l'ivresse du moment, il avoue son envoûtement, son émerveillement, elle est sa mémoire, son passé, son futur, l'amante qu'il n'aura jamais auprès de lui.

 

                                   Trace profane

                                    12h 41 am

                               20 avril 2007

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contraste

 

Une rose  blanche, est-elle  innocente ?

Une fleur noire, est-elle  endiablée

Deux couleurs, leur contraste  est-il la solution ?

La rose blanche est endiablée, la fleur noire est innocente

La blancheur est aveuglante, un doux tyran

L’innocence est couveuse, l’obscurité  incite  à méditer

Le gris se fait l’ombre des deux,

Toujours schizophrène, toujours nuancé à l’une d’elle

Il porte en lui la confusion, la neutralité forcée

Le cri  esseulé  de  la voix  libre

                                                               Trace  profane

                                                              9 avril 07

                                                                   01h00 am

 

 

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le croquis d'une vie

Il s’est  assis  sur son bureau, il a pris  sa planche, il crayonnait des idées de son inconscients, une maison vitrée sur  un lac, elle donne l’impression de marcher sur l’eau. La lumière chassait toute  l’obscurité du chalet. Abandonnée au temps, deux vies se rencontrent sans  l’une ne croise l’autre. Dans le chalet, une présence est sentie, un échange de lettres silencieux, ajustant quelques détails, rectifier quelques bavures, vivre la vie  d’un autre, sentir ses émotions. Peut-on changer  la destinée par un simple souhait ou en redessinant son croquis.

             Il vivait dans sa maison, ils prenaient le même chemin, quant à elle faisait sa ballade dans la ville, deux espaces différents, tant de partage dépassant même le trépas pour s’unir, si le temps est une variable, pouvons-nous la modifier à notre faveur par un ardent désir de changer ou un espoir intense ?

 

                                                                         trace profane

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la vérité est ailleurs

La froideur de la feuille est contagieuse, elle est le compagnon  fidèle d’un humain, au fil du jour, il devient son esclave .Entre ses lignes, elle détient la vérité falsifié car la vérité ne peut être ni scripturée, ni diffusée, elle est toujours cet horizon qu’on veut atteindre, espoir biaisait au cours des jours .L’image est devenue  la seule vérité, elle vaut mille paroles !

    Le  flux d’images falsifie  le sens voir la vérité ; vivant  dans une illusion, tout est constitué d’images, essayant de constituant le puzzle  de la vérité. Image, quelque part dans ce mot il ya de la magie, alors que la magie n’est  qu’un jeu d’habilit é .Notre regard est-il réhabilité par  les  images ?

    Image &regard  qui  influence l’autre ?

                                                    Trace  profane

                                                     11H29  pm

                                                 15 mars 2007

 

 

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émoi

Je  me perds dans les ruelles de la lucidité

Je cherche un espoir biaisé, une étincelle de bonheur

La nostalgie, ce rêve conjugué au passé simple

Il me torture, me rend affable, me rend esclave d’un moi

Mes artères sont injuriées par ce souffle agonisant

Je perds mon envie, mes mots …..

Mon style se confine dans un linceul incolore

Je  suis qu’une copie profane d’un humain

Un fantôme cherchant refuge dans un corps endiablé

Le fantôme impair est condamné

Il erra toute son existence

                               Trace profane

01 H20 am

Le 12 mars 2007

 

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Rébellion

              Un « je» s’amuse à s’imposer dans les écrits, les textes, il s’insurge contre la volonté pressante qui l’opprime. Il fouille dans les sentinelles sombres d’un ego frustré par la vérité, se faufiler entre les venelles d’une mémoire aliénée par l’esprit du « nous » non pas de majesté ou de modestie mais d’une multitude de voix formant la conscience maudique, éteignant l’instinct de survie, la dernière étincelle de sa flamme a griffonné son nom sur l’épitaphe pour éterniser ce souvenir imprégnable. Art tisane du verbe 12 janvier 2007 09h14 am

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Princesa Aurora

     Idiome des romantiques ou langue des fantaisistes, des surnoms pour une langue hermétique celle du regard. Pour certaines une expression faciale due à des émotions intimes ou changements d’humeur.

 

          Une jeunette intimidée par la présence de certaines personnes, sa chevelure est l’éventail camouflant sa pudeur, sa passion. Nul mot ne pouvait exprimer sa jouissance, ses yeux scintillaient, le message se lisait sur ses cils emplis d’émotions. Des oeillades d’une fervente amoureuse. La jeunette consume sa flamme en douceur,en partage,un moment d’ivresse immortalisé par la bande magnétique à jamais.

 

 

                                                                                Art tisane du verbe

 

                                                                                         11h37 pm

 

                                                                                              31 décembre 2006

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