verluisant

Lumière d'un quidam

 

            Des nuages gris, l'air sentait l'éther, le soleil a pris un repos prolongé malgré ce jour printanier. Un quidam cherchait  son chemin, il passa près d'un fou, il marmonnait  quelques kyrielles de mots inaudibles, le quidam l'a bousculé par inadvertance ; il cria : « Ne marche pas sur les pétales des roses, elle est ta source de bonheur, ton guide ». Un sourire narquois  était la réplique  à cette créature humaine. Le quidam vivait à la romanichelle, il passa par un village, un passage bref certes, il a marqué les esprits de la population. Il a entretenu  un  jardin abandonné à l'entrée du  village, il devint le recueil de tout errant. Il  voulait reconstituer  le jardin de son enfance à travers le jardin de la communauté. Les un le surnomme l'artiste, les autres tout simplement le fleuriste, il est mutiste, le silence est sa langue préférée, son temps était un puzzle, orné de fleurs, quelques feuilles volantes et un hamac pour la ballade nocturne, il parcourt les venelles de la voute azurée, il esquive vers son monde secret, il rejoint  sa confidente, il lui cherche toujours  un prénom envoûtant, de jour en jour sa fascination augmente ; il est  polyglotte, il a lu des livres en latin, en grec, en allemand, en anglais, en  espagnol, quelques livres sont traduits du japonais, ses premiers contacts avec l'arabe étaient tendus, la seule qui n'osait pas l'aborder, il était phobique dans un passé récent, il entretenait une relation triviale avec elle.

La rosée  câlinait les  roses, le  vent  flirtait avec les gouttelettes  hydratant les fleurs printanières, ce matin, il se prenait pour Casanova, il voulait déguster  les lèvres de chacune, ils les caressaient avec délicatesse, la rosée était jalouse, elle voulait être cajolée, elle s'aventura   sur les lèvres  du quidam, déshydratés d'amour. Cette touche gracieuse, lui inspira un mot en arabe d'un  livre qui a lu portant sur les acceptions de différentes fleurs, un mot unique l'a ensorcelé « SOULAF »qui  signifie la première cueillette des fleurs. Le quidam a baptisé son étoile Soulaf. Le quidam altruiste dans l'âme, le matin, il est toujours l'anonyme, le bohémien du village, le soir, il est sous les feux de la rampe de sa Soulaf, dans l'ivresse du moment, il avoue son envoûtement, son émerveillement, elle est sa mémoire, son passé, son futur, l'amante qu'il n'aura jamais auprès de lui.

 

                                   Trace profane

                                    12h 41 am

                               20 avril 2007

Vos commentaires

1 Le Lundi 23 Avril 2007 à 12:47 GMT+2, par adiloslos

texte complet un petit peu mystérieux au début, mais au fer et à mesure qu'on continue la lecture, il devient lucide et claire.
ce qui m'a bcp plus cé l'information sur "soulaf" renseignement que j'ignoré.merci à l'auteur!ainsi que la métaphore des lèvres des rosiers.casanova......

2 Le Mercredi 25 Avril 2007 à 00:27 GMT+2, par mariem

j'adore!!!!! c'est tres relaxant! c'est une petite balade dans un jardin japonais on dirait!
merci à l'auteur!

3 Le Mardi 8 Mai 2007 à 12:35 GMT+2, par foret noire

un petit hymne à l'ivresse des amours perdus......une ballade dans le ciel de la métaphore et du beau.....merci
bisou

4 Le Dimanche 13 Mai 2007 à 00:01 GMT+2, par kami

ce que tu fait est adorable ,on disait que tu a plus que 50 ,trop d imagination, bonne français ,et une adorable description ..... meme tu na pas encore 25 ,contunuer tu merite le mieux .

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