la symphonie mutiste
Une forêt foisonnante, obscure émit une mélodie douce, le zéphyr l’orchestre avec maestria. Un lampyre s’est laissé chatouiller par cette symphonie mutiste, l’empyrée s’est vêtue de son bleu nocturne. Le lampyre se baladait, un fil sobre de lumen éclairait une porcelette de la voûte azurée, il était attiré par cette luminosité, la croyant une étoile visitant le bas monde. Il s’approcha de quelques mètres, le moment de la confusion s’intensifia, pour s’éclaircir les pensées, il revint à son quai, faisant abstraction à toute réflexion.
Dans un autre moment de la réalité, une lune rousse répandit ses frissons dans le lit dormant, le maestro jouait toujours sa symphonie mutiste, le lampyre était dans sa loge volatile, meurtri par le mercure lunatique, chaleur diffuse, la luciole rejaillit de l’obscurité.
Le lampyre se prit d’une curiosité dévastatrice, plusieurs idées flirtaient avec son esprit, le bruissement des feuilles d’Eucalyptus inspire le lampyre, le gentleman invita grâcieusement la luciole à danser une nouvelle valse aux règles inconnues. La valse assouvie leurs souhaits, pour eux elle dura le temps d’une nuit médiévale, pour d’autres toute une humanité.
Art tisane du verbe
1h30 am
1er septembre 2006
Par verluisant, Vendredi 1 Septembre 2006 à 17:48 GMT+2 dans Divers (article, RSS)





