verluisant

Mémoires

Je suis atteinte d’une maladie furtive, elle a rendu mon corps profane tumultueux, inerte, cherchant l’allégresse dans les coins sombres d’une courte vie ou une colère occulte enveloppée dans un sourire crispé. L’asthénie a rendu l’âme plus lasse, elle agonise en silence, son bruit sourd a laissé l’ouïe en attente, détaché du corps survolant d’autres horizons. Mes mains caressent le vide pour retrouver une tendresse, elles se heurtent contre un cloison où souffle un zéphyr, il enveloppa mes mains d’une étoffe tissée par un fil invisible. La mémoire fuyait la nostalgie voire même son présent, elle effaçait des souvenirs mal entretenus ou tout simplement, elle fait le « ménage » pour laisser place à d’autres souvenirs. La pompe sanguine voulait écouler tout son liquide rouge, il faisait une grande pression, il voulait se détacher du corps ou plutôt de ses ruisseaux secs et rudes. Les doigts de la main jouaient de l’orgue dans un songe onirique pour apaiser une âme étourdie, blessée par les larmes d’un nimbus voyageant. La chevelure entretenait une discussion amoureuse avec un corps assoiffé d’amour, d’un souffle chavirant, soupirant, fougueux, elle enveloppa le corps, l’âme se libera pour rejoindre le firmament. L’invité d’un bal céleste, elle s’est vêtue d’une félicité embaumée d’une allégresse inouïe. L’ossature paralysait, elle balbutiait quelques supplications pour atténuer la douleur de la mémoire. La nouvelle liberté errait dans la voûte azurée s’accrochant à l’âme avec ferveur. Le moi est en phase de convalescence, il s’accrochait au Sur-moi, il voulait l’atteindre pour neutraliser son attitude hautaine, le Moi veut sortir de l’ombre pour prouver son existence. Vita Allegre Le 22 Mars 2005

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