verluisant

le périple du vent

Etourdi, troublé, le vent cherchait son ego oublié quelques parts lors de son dernier périple, il parcourut des kilomètres sans le retrouver, j’entendis son sifflement désespéré, je le plains le pauvre. Son ego le réchauffait, il grelottait de froid, il était dans un état de névrose. Avant de s’endormir, il balbutiait quelques mots, j’étais intriguée désirant les connaître, alors un certain soir, j’ai entendu les fameux mots, il remerciait Dieu, puis il murmurait : je t’aime mon alter ….Un hymne à l’autre moitié, à ce moment les larmes divines étouffèrent son sifflement. Je restais quelques minutes crispée, une larme chaude brûla ma joue, j’ai eu pitié de lui espérant qu’il trouvera sa joie de vivre, tout simplement son ego. Quant à moi, j’ai glissé mon bras sous la sienne, en mettant ma tête sur son épaule ; lors de notre passage dans le couloir, on humait une senteur fraîche, de la lavande. Le vent célébrait ses retrouvailles avec son ego, mes lèvres dessinèrent un sourire complice. Électron libre 12h05 am

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